- Oct 24, 2025
L'IA va remplacer les dermatologues?
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L’intelligence artificielle en dermatologie : où en est-on vraiment ?
L’IA promet de transformer le diagnostic dermatologique. Mais sur le terrain, elle reste aujourd’hui un outil d’aide à la décision, encore loin de remplacer l’œil du clinicien.
Des performances prometteuses… mais limitées
Les algorithmes d’IA savent repérer certaines lésions bénignes avec une bonne précision. Mais dès qu’il s’agit de nuances, leur taux de faux positifs reste élevé. Résultat : ils surévaluent les risques, là où un dermatologue expérimenté ne serait pas inquiet.
« L’IA est très forte pour dire que c’est bénin. Mais sur les lésions suspectes, elle élargit trop le spectre », explique le Dr Thomas Lafon.
Un rôle utile en appui du médecin
L’IA ne remplace pas l’expertise clinique, mais peut structurer le suivi :
repérage automatisé de nouveaux grains de beauté d’une année sur l’autre
aide au tri dans des séries d’images
détection d’erreurs techniques (ex. photo floue)
L’avenir ? Un pré-tri en amont de la consultation, pour gagner du temps sans rogner sur la qualité du diagnostic.
L’exemple de Pictaderm : une solution sans IA, mais bien cadrée
Le Dr Thomas Lafon a cofondé Pictaderm, une plateforme de télé-expertise dermatologique via les pharmaciens. Le principe :
Le pharmacien recueille photos et informations via un questionnaire
Le dossier est transmis à un médecin via la plateforme
Une réponse est rendue en quelques jours
Le patient revient en pharmacie pour connaître la conduite à tenir
Pas d’IA ici, mais un modèle fluide, sécurisé et reproductible, qui désengorge les cabinets et répond à une vraie demande terrain.